Ecrire, écrire, écrire….

Une photo à la volée avec mon mauvais téléphone et peu de lumière… tant pis j’en referai une plus tard, mais j’avais envie de partager.

Il y a beaucoup de dates clés qui s’enchaînent pour moi, alors cette dure période estivale, depuis le solstice violent, je me suis décidée à me faire un cadeau à la fois symbolique et pragmatique : un nouveau « style plume » artisanal en verre, par des artisans locaux que je connais dans un de petits villages qui me touche le plus, mon pèlerinage annuel, afin de me féliciter d’avoir réussi à achever le plus lourd travail que j’avais eu à faire jusqu’ici. Ca n’était pas gagné, c’est peu de le dire, une bataille personnelle et une bataille d’écriture aussi, un accouchement dans la douleur, extrême. Peu importe ce qui va suivre, peu importe comment ça s’est terminé, cette clôture c’est une des choses les plus puissantes qui soit. Et qui a « cumulé » d’autres événements personnels. Un peu comme quand j’ai fini mon projet de trio de carnets dont j’avais parlé, ce jour là je me suis sentie drôle. Alors entre les nouveaux journaux, les lettres, et de nouvelles choses que j’aimerais faire naître, je me suis accordée ce symbole, pour aller plus loin. Parce qu’il ne faut pas s’arrêter là, parce que c’est l’idée c’est plus un compagnon pour la suite, pour me rappeler ce moment clé.

A special writing pen. Handmade glasswork. Gift to myself

A post shared by Valiel (@valielelentari) on

Et aussi, sur une note moins « sérieuse », un petit sac offert par l’homme dans cette même veine :

New moto bag

A post shared by Valiel (@valielelentari) on

(mon téléphone fait vraiment des photos horribles lol, c’est frustrant)

L’été et les temps à venir seront vraiment sobres… seuls mes carnets sont réguliers. Néanmoins j’espère me remettre à coucher deux trois choses sur le papier. Et puis pour la première fois depuis… des lustres, ça ne m’était pratiquement jamais arrivé, j’ai un texte en commande !

Publicités

Un anniversaire inattendu…

Ca valait la peine d’écrire un petit mot pour marquer le coup. Je ne m’étais jamais posée cette question, mais hier en passant sur mon « dashboard » pour vérifier s’il y avait des nouveaux commentaires, j’ai reçu un petit macaron de l’administration WordPress. Je clique :

Vous êtes enregistré sur WordPress.com depuis 6 ans!

Thanks for flying with us. Keep up the good blogging!

Et là heureusement j’étais assise. ^^ Quelque chose de simple, d’anodin, car j’ai commencé à blogger bien plus longtemps avant cette date, depuis que je traîne sur le net… mais quand même. 6 ans depuis mon premier blog wordpress, pour raconter mes recherches ésotériques, et depuis j’en ai écrit des lignes ! Des tas d’expériences personnelles, ma rencontre avec le divin, mon changement de voie, des blogs privés, un blog anglais pour mon recueil, un blog spirituel international, un blog d’écriture, un blog anonyme pour recueillir des témoignages sur une maladie… ça écrit, ça écrit, ça écrit. Créativité, découverte de soi, une histoire à « feuilleter ». Ca me laisse songeuse.

(trouvé ici)

Une drôle de synchronicité…

Que ce passe-t-il, je me le demande. Sûrement une croisée des chemins.

Cette nuit j’ai fait un rêve d’une langueur incroyable. Un rêve comme je n’en ai pas fait depuis plusieurs années, ça me semble des lustres. Cette nuit j’ai rêvé que j’écrivais. Pas juste à ma table, pas juste le papier et mon crayon. Non, j’ai rêvé comme autrefois, j’ai rêvé d’une histoire qui m’habitait, j’ai rêvé des phrases qui coulaient dans ma tête comme un torrent, des mots que je faisais sonner et qui étaient tout de suite les bons. Des phrases et des phrases et des phrases…. j’ai failli me lever, mais j’étais si fatiguée, et bien sûr ce matin j’ai tout perdu de cette prose poétique.

Et là, juste là, à 15h20, se produit la chose la plus inattendue et la plus impossible, encore une fois. Msn, un aller-retour pour voir si je peux discuter avec quelqu’un pour me distraire de ma colère. Personne. Et là, une fenêtre qui clignote… un vieux, vieux contact. Une connaissance anonyme, un ancien camarade d’écriture, un mentor, un amoureux des mots. Un homme qui me fait un salut après 6 ans de silence, un homme qui vient me parler de mots, de mes mots.

Ce retour en arrière est brutal, comme une décharge électrique. J’ai un goût amer de mélancolie et d’étrangeté dans la bouche.

Qui suis-je ? Suis-je elle, cette personne qu’on semble me décrire, ou est-ce un souvenir dans la mémoire d’un inconnu ?

Je crois qu’il est temps de reprendre mes carnets…

Être écrivain

La questions sans fond, sans fin. Une citation trouvée aujourd’hui qui parle plutôt bien de mes années de refus… quand je disais « non c’est fini pour moi, je n’écris plus » et qu’on me répondait « comment ça ? tu écris tout le temps ». La profusion de mes idées, tout le temps, les petits post-its, les petits papiers, les carnets, ça n’en finit jamais de noter.

(je souligne les éléments particuliers)

« And that’s what I learned–more than anything else–from Bird by Bird. To make writing a part of every moment of my day. Not to say, “this is my writing time and I’ll write only then.” Or, “this is my novel and I’ll write only that.” Instead, write about anything and everything at all times of day. Write down observations, thoughts, ideas, memories. Write it all down. You may use all of it or you may use none of it but the important thing is that you write it down. This is what we want to do but for whatever reason we don’t. It’s why ideas come to us even in the most inconvenient of times: because we’re writers and writing isn’t a one-or-two-hours-a-day thing. That’s why, when I say “writer,” I don’t mean someone who writes. Writer is as much a part of our overall makeup as being a redhead or a parent. It’s a way of life that makes up everything about who we are and the way we look at life, whether we realize it or not. It’s like there’s a deeper meaning just on the other side of the thin veil of what people want us to see and we’re determined to find it. »

Super article-review sur « Bird by Bird ».

Qu’est-ce que la poésie ?

Voilà une question aphorique qui revient souvent dans ma vie.

Poésie écrite, poème, poésie visuelle, philosophie de la poésie, poésie vivante, poésie de la vie, vie de la poésie… on accumule tout un tas de mots et de concepts qui semblent se rejoindre, mais on n’arrive rarement à aller loin.

Qu’est-ce que la poésie ? est-ce un art ? une discipline ? une philosophie ? un genre strict ?

Est-ce que la poésie ne prend que la forme de poèmes ? Qu’est-ce qu’un poème ?

Est-ce qu’on peut parler d’image-poème ? de livre-poème ? est-ce qu’un haïku français est un poème dans notre sens ?

Et si je reprenais mes recherches tiens. Et si j’accumulais ici de petites pierres pour réfléchir à cette question ?

*******************

    À mon sens la seule clé qui existe pour comprendre et aimer la poésie c’est: la poésie elle-même. Parce que, comme le dit Gaston Bachelard : «le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l’émotion poétique dans l’âme du lecteur» . Le grand poète, Paul Eluard,  affirmait lui : «que le poète est plus celui qui inspire que celui qui est inspiré». Donc la vraie poésie est la seule qui parvient à éveiller de l’intérêt chez le lecteur. La vraie poésie s’adresse directement, sans passer par  l’intellect, au poète qui réside en chacun de nous. Car nous sommes tous poètes. Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage,- devant la beauté. Mais comme les images assez fortes pour réveiller  notre instinct poétique ne se présentent pas constamment devant nous- le poète s’en charge.

    Le poète a donc pour mission de multiplier en nous les moments d’émotions intenses que nous vivons quand nous prenons conscience de la beauté autour de nous. Il le fait par l’éclat de son langage et par l’abondance des images qu’il nous offre. Le poète s’efforce de réveiller le poète endormi en nous. Il  nous empêche de perdre conscience de la beauté du monde. Ce qui est fort important. Car la beauté est l’art pur. Elle est ce qui nous console de vivre. Un petit proverbe persan exprime parfaitement cette importance de la beauté dans notre vie : «Si tu me donnes deux pains, j’en vendrai un pour acheter des jacinthes pour nourrir mon âme».

Source, qui propose également d’autres pistes.

 

Poetry, I say in it, is about trying to capture a reality that is deeper than language.. That requires expansion, a considerable expansion, an expansion that requires an essay or even a book, so this is not that expansion: it is only an amplification.

We human beings first confront the world pre-linguistically. Things home in one us and we must encounter them. Our first response is the involuntary pre-linguistic cry. It is the shock of the world – the shock, as has been said, of the new. But each thing that homes in on us is different, demanding its own specific cry.

Source, un excellent article anglophone.