Défi créatif du mois de mai : le « Mayshroom » !

Page originale : https://www.instagram.com/p/Bw4r11aDbd6/


Pour les non-anglophones :

Chaque jour du mois de mai, Sam Guay nous invite à créer autour d’un champignon différent. Il n’y a pas vraiment une façon de faire, c’est ouvert à tout :

  • vous pouvez faire une étude plutôt réaliste ou scientifique du champignon,
  • faire des sculptures,
  • vous en inspirer pour réaliser des créations plutôt abstraites,
  • ou créer des personnages à partir de ces champignons…

Bref, vous pouvez tout tester ! Observez, lisez, apprenez, et amusez-vous, voilà son mot d’ordre. Aussi, si vous utilisez Instagram, vous pouvuez utilisez le hashtag #mayshroom, voire la tagger personnellement, elle sera ravie de découvrir les créations des autres. (Vous pouvez également voir ses propres créations sur son compte)

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Les participations au Printemps Créateur 2019

Voici les créations de ceux qui ont terminé, mais sachez qu’il n’est pas trop tard pour faire une pause créative printanière dans votre vie et nous l’envoyer. 😉 (Cliquez sur le lien qui précède si vous avez raté de quoi il s’agit.)

La participation de Vincent :

Tu voudras ajouter quelques mots d’introduction ? Sinon sachez que le transcript du texte est disponible dans la description de sa vidéo sur YT.

La participation d’Eulita :

Eulita n’a pour l’instant rien affiché sur son blog, mais elle a posté deux créations tagguées sur Instagram. J’attends sa réponse pour savoir laquelle elle a retenu pour l’atelier.

Eulita aura donc retenu cette création :

La participation de Valiel :

Ça a été dur de ne pas se dérober, pfiou ! J’ai créé quelque chose dont le processus était très important pour moi, mais vraiment pas terrible à regarder. Du coup c’était vraiment très dur de venir l’afficher sur le blog. Mais si je ne donne moi-même pas l’exemple, comment on va faire hein ? 😉

Lors de ma phase recherche, j’ai voulu identifier 1) les idées du moment qui me venaient tout de suite en tête, 2) les idées qui me tenaient à cœur, 3) les choses qui me faisaient un peu peur (défis) :

  • travailler sur grand format: A3 ;
  • tenter du mix média (sans que ça soit trop moche) ;
  • papercutting (je suis deux artistes de cette technique sur instagram depuis peu et ça me fascine!) ;
  • aquarelle : faire un cadre et des fleurs (entre parenthèses sur la photo car j’ai laissé tomber l’idée) ;
  • pastels secs, une technique = faire un fond ?
  • calligraphie.

Voilà ce que j’ai retenu au final :

1°) Réaliser un fond aux pastels secs. Ce n’est évidemment pas du tout aussi convainquant que ce que j’ai vu sur internet, mais j’avais un papier fin complètement lisse, de pas super qualité, je pense que ça joue. Le rendu est meilleur que le premier test que j’avais effectué y a plusieurs années par contre. Et surtout, le moment était particulièrement agréable…. est-ce lié au papier ? au fait d’utiliser ses doigts ? de m’être laissée absorber dans ce moment lent et répétitif, en couches successives ? J’ai rajouté quelques éléments figuratifs au premier plan car c’était trop plaisant à faire en fait haha. Un buisson de chaque côté pour évoquer un jardin ou des sous-bois, et puis un peu d’herbes folles qui montent. Je pense que ça n’est pas…. « folichon », spécialement réaliste ou quoi, mais je m’en fiche. C’était vraiment agréable à faire. Le but c’était de tester des choses.

2°) Trop curieuse malgré ma noobitude absolue, j’ai voulu découper et coller mon soleil plutôt que de le dessiner. Je n’avais rien lu sur le sujet avant, du coup c’était vraiment galère x) Je crois qu’il y a un sens de découpe à respecter, et des gestes à éviter pour ne pas « déchirer » les bords des éléments découpés lors du trait final… Je n’ai pas de dessous de table spécial découpe, donc j’avais pris une grosse masse de papiers à recycler et des journaux, mais j’étais du coup assez craintive en découpant. (Les coups d’oeil pour vérifier ma table à chaque fois). Je pense que ça aurait pu rendre assez joli si la phase de collage n’avait pas complètement merdé. J’ai pris la seule colle que j’ai trouvée chez moi, une magnifique colle en tube. T_T Mais impossible d’en trouver une autre. En plus, en l’ouvrant elle était ultra pâteuse au lieu d’être assez « sèche » comme les sticks habituels, du coup, quand je plaçais mon petit papier dessus, ça créait des fils de colle, fallait que je tire tire tire pour récupérer le papier… Bref, c’était très sale, et du coup au moment de coller les papiers sur la feuille j’ai galéré, j’ai dû essuyer beaucoup, et ça a « tiré », décalé les pointes sur la feuille… du coup la forme du soleil s’est décalée en haut à droite, ça n’est pas du tout régulier. Tant pis ! J’aurais expérimenté, et appris des choses (notamment qu’il faut que je trouve une colle adéquate).

3°) La partie où j’ai le plus l’habitude, qui m’a quand même stressée un peu parce que je ne pratique plus du tout régulièrement comme dans le passé. J’ai choisi un des derniers alphabets que j’avais étudiés, et que je savais comporter quelques petites fioritures que je trouvais « vivantes », voire qui pouvaient évoquer des herbes. Donc j’ai dû m’entraîner sur des brouillons, et j’ai pas mal galéré parce que mes calames sont vieux et il faudrait les retailler mais je n’ai toujours pas les bons gestes pour. J’hésitais à choisir une seule couleur unie, mais j’ai voulu rappeler les deux couleurs des pastels en dessous, vert et marron. Ça n’a pas été si évident à faire pour plusieurs raisons : a) le papier n’était pas du tout adapté, trop fin, et par moment ça « buvait » l’encre ; b) malgré la laque que j’avais appliquée, le fond au pastel n’était pas fixé et j’allais m’en mettre partout ; c) j’avais du mal à anticiper la taille qu’allaient prendre les « fioritures », et j’avais peur de trop superposer les deux mots, sauf que du coup, au final, ils sont trop espacés….

L’important à retenir : je ne peux pas effacer toutes les imperfections, et elles font partie du jeu. L’important dans le Printemps Créateur, c’est de se donner le temps de créer. S’autoriser que cela soit court et rapide, ou bien que cela soit fait en petites pauses créatives de 30 minutes répétées dans le temps. Cette année, pour éviter de ne jamais achever, j’ai opté pour la deuxième solution. Déjà prendre le temps de m’assoir et de me demander ce que j’avais envie de faire, de créer une petite feuille de recherche pour voir. Ensuite, de sélectionner et d’expérimenter déjà une technique : j’ai retenu le pastel, et j’ai passé un super moment. Comment quelque chose d’aussi simple (faire un fond) peut être aussi plaisant ? C’est ça qui compte ! Ensuite, j’ai été saisie par la peur de rater tout ce qui allait suivre, et donc de gâcher le beau moment que j’avais passé sur le fond et le pastel. Mais si j’avais écouté ces peurs, je n’aurais rien fait de plus. J’aurais eu juste une feuille avec un fond, et pas le petit texte prévu. Or en m’écoutant, j’ai testé la découpe de papier, et malgré les difficultés, je me suis sentie très libre ! C’est étonnamment amusant de dessiner sur le papier des formes géométriques et de les découper. Tu sais qu’une fois fait, tu peux les assembler n’importe comment, comme tu veux, sur ta feuille. C’était vraiment amusant, malgré le fait que j’avais prévu un bête soleil. Comme pour le pastel, je ne pensais pas que des gestes aussi simple puissent procurer du plaisir et de l’amusement comme ça (même si le passage à la colle a tout gâché x) ). Donc YAY pour avoir expérimenté ! On s’accorde le droit de rater, d’apprendre, de faire mieux la prochaine fois. Quant à la calligraphie… retrouver les gestes c’est toujours un bonheur. J’apprends à me détacher de mon regard perfectionniste qui me donne envie de jeter les calames et de déchirer les feuilles. On n’avance pas comme ça. Alors j’ai pris le parti de faire des brouillons, de faire couler l’encre, d’accepter mon stress, d’accepter que j’avais un temps limité et que je n’allais pas pouvoir recommencer mille fois, etc. A un moment donné, il faut dire stop, et avancer. Ce que j’observe, c’est que cette pratique là me fait toujours aussi de bien, et me procure énormément de plaisir esthétique en le faisant. M’y être remise m’a également donné un élan : j’avais quelques correspondances à l’ancienne à faire, et j’ai saisi cette opportunité pour réaliser des cartes à la main illustrées de calligraphie. Et donc plusieurs semaines après, j’ai multiplié le temps de création que je m’accordais, en faisant une nouvelle session créative pour ces cartes-là. Et j’ai ressenti à nouveau du plaisir. Les artistes le disent : la création entraîne la création. Il faut juste oser se lancer, oser se tromper, et continuer. C’est une très belle victoire d’avoir remis de la calligraphie dans ma vie ce printemps.

Exercice : Ma balade créative

J’avais annoncé sur les réseaux sociaux que je devais poster les créations du Printemps Créateur ce week-end, mais entre les énergies poisseuses d’hiver, ma chute d’énergie flagrante, et ma saturation à la fois intellectuelle et face aux écrans, j’ai dû différer un peu. A la place, j’ai pris le temps de sortir m’aérer et de poursuivre la création.

Ce post a pour but de partager ma « balade créative » que j’ai partagée sur Instagram, où je rédige les posts la plupart du temps en anglais. Quand j’ai le temps, je préfère développer de façon plus approfondie sur un blog pour les francophones, ce que je prends le temps de faire ici.

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No filter. Taking the time to breathe, both in body and mind. Go for at least a 30 min walk. Dump your brain voice on paper to get rid off that chatting mind. Sit somewhere and observe, really look. Take a paper and a notebook and move your hand. Create whatever. That was my challenge this week. Getting back to slowing down, taking actual time to create. Small format, no fear. No fear of imperfections, what matters is the doing. And the moment. Thank you to creators that encourage us to create daily: @tribulationsdemarie @amymaricle @josielewisart . Pour les francophones, un petit article arrive sur le blog (monetoileinterieure.wordpress.com). EDIT : Lien dans la bio ! #outdoor #nature #parks #créatif #créativité #creativity #creative #creation #création #drawingexercise #dessin #crayons #pencils #sketch #dailydrawing #josecreer

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Ma balade créative

J’ai revisité plusieurs exercices et conseils d’artistes et praticiens différents, notamment un mix des pages de Julia Cameron et des balades d’observation de Tribulations Marie (dans son livre fabuleux « J’ose créer »). Ce qui était important pour moi c’était de me mettre en condition, de libérer des nœuds intérieurs, et donc de m’occuper à la fois du corps et de l’esprit. Parce que souvent si j’essaie de passer toute de suite à l’étape « créer », ça ne marche juste pas, je bloque. Donc j’ai mis en place dans cet exercice de balade créative des éléments qui prennent soin d’évacuer et de se libérer avant la phase création : il y a une partie dépense physique et oxygénation, une partie respiration et circulation de l’énergie, une partie pour calmer / évacuer le mental, et ensuite on entre dans les exercices créatifs (observation, puis création).

Voici ce que j’ai retenu :

  • Prendre le temps de marcher sans interruption 20 à 30 minutes (30 c’est plus efficace pour moi) ;
  • S’arrêter à un endroit « clé », quelque chose qui nous appelle, près d’un arbre, d’un pont, une courbe, un bâtiment intéressant, etc ; trouver un endroit où s’assoir ;
  • Respirer, être dans son corps, et prendre conscience du « bruit » mental » ; pour ma part c’est rare qu’il ne se passe pas quelque chose là-haut, c’est très fatigant ; (5-10 min)
  • Ceux qui le souhaitent peuvent effectuer des exercices de respiration ou de méditation ; je pratique également le Qi Gong, et je fais parfois ici des respirations et circulations du Qi ; (5-10 min)
  • Y ajouter, ou remplacer, par des « pages dévidoirs » à l’image des « pages du matin » de Julia Cameron (NB: pour les gens qui ont « peur » de la méditation ou qui sont hyper actif, physiquement ou mentalement, c’est plus abordable) ; pendant 5 minutes, déverser toute la conversation mentale qui se fait dans notre tête, toutes les idées qui viennent, peu importe quoi, et quand on ne sait pas quoi écrire, on en prend note autant qu’il faut (« je ne sais pas quoi écrire je ne sais pas quoi écrire… » etc) ; (5-10 min) (5-10 min)
  • Ensuite, refermer le carnet (ou ranger les feuilles volantes), et passer à l’étape d’observation ;
  • Libérer le regard, observer tranquillement un élément, ou tout le paysage, de haut en bas, dans son entier, au hasard ; (5-10 min)
  • Puis, orienter son regard : quel détail à retenu notre attention ? quelles sont les textures ? Quels motifs ? Quelles couleurs ? (Tribulations Marie) (5-10 min)
  • Sortir papier et crayon (ou toute autre technique) et se lancer le cœur et l’esprit libre : tracer des courbes génériques de ce que l’on a sous les yeux : un seul élément (ex: un arbre), ou seul de ses détails (ex: une feuille), ou le paysage complet (sorte de schéma) ; je pense qu’il est également totalement possible de travailler dans l’abstrait, de représenter « ce que l’on ressent », ou bien de tracer des formes et textures sans chercher à être dans la reproduction.

Pas de limite de temps pour la dernière étape. L’important est d’être présent et de se faire plaisir, d’être en mouvement avec la main et le regard, de créer quelque chose sur le papier. Le but n’est pas de terminer un dessin, ou d’avoir représenté parfaitement l’intégralité de ce qu’on a sous les yeux, etc. On souhaite être libre et prendre le temps. Note : même si les phases de respiration et de dévidoir sont le plus courtes possibles (5 min max chaque) ça fait de l’effet (corps et esprit) à toutes les niveaux. Idem, pour les phases créations, ce n’est pas un marathon. Le but du jeu c’est de prendre le temps. Observer 5 min, et dessiner 5 min, c’est mieux que zéro. Ça lance un processus (et ça, tous les artistes que je me suis mise à lire, Marie, Josie, etc, le disent : il s’agit de créer un flux, de prendre le temps, d’entamer quelque chose).

Une idée, une proposition ?

Avez-vu déjà tenté un exercice similaire ? Seriez-vous intéressé ? Manquez-vous de motivation pour l’effectuer en solitaire ? Je me suis demandée s’il ne serait pas intéressant de se regrouper à plusieurs pour faire une sorte d’atelier créatif collectif. Si ça vous a titillé à l’intérieur de me lire, n’hésitez pas à me contacter.

Revue test des carnets « Organic Cocoon » (review)

Je cherche un nouveau carnet pour tenter une nouvelle méthode dont j’ai entendu parler à répétition sans jamais la tester. C’était vraiment un drôle de timing pour moi de gagner le 1er giveaway de ma vie exactement à ce moment-là ! En effet, « Organic Cocoon« , une marque française (dommage pour moi le nom en anglais une fois de plus…) écologique et vegan, qui vend essentiellement des bougies parfumées naturelles. Récemment, elle s’est lancée dans l’aventure de mettre au point une gamme de carnets écolo réalisés avec du papier français recyclé, en collaboration avec Marie Bourdon (@Tribulations Marie).

Un petit préambule

Soyons honnête, je ne suis pas sûre que j’aurais testé la marque si je n’avais pas gagné le giveaway. Mais quand je m’en suis rendue compte, je me suis arrêtée quelques instants pour méditer sur la question. Et je me suis rendue compte qu’en fait j’étais face à un problème d’a priori et de clichés. En effet, par le passé j’ai eu de mauvaises expériences avec des carnets dits « écologiques » ou « recyclés ». Du coup, l’image que j’avais des produits de ce type de papeterie était restée mauvaise, qu’on se le dise. Peut-être qu’à l’époque on était factuellement moins bon en termes de connaissances et techniques écologiques ? Je ne m’étais pas arrêtée pour me dire que peut-être on faisait mieux aujourd’hui (à moins d’avoir un exemple sous les yeux, s’entend ; mais là il s’agissait de regarder sur Internet). En tout cas, avant papier recyclé rimait avec :

  • papier grisâtre (= donne un côté terne / morose)
  • papier non lisse ou granuleux (= ça fait des bosses détestables pour écrire)
  • papier très absorbant, impossible à utiliser avec des stylos à encre ou des plumes (= l’encre s’étale en étoile sur la page, ou transperce la page)
  • impressions (couverture ou lignes) de mauvaises qualités, un peu « passée » ou qui s’effacent rapidement (= la durée de vie du carnet est basse)

Ce que j’avais vu sur le compte instagram d’Organic Cocoon me plaisait beaucoup en revanche. Non seulement j’avais adoré les 3 couvertures de Marie, mais la qualité de l’image de couverture avait l’air vraiment bonne. Comme la gamme venait d’être lancée, j’allais difficilement trouver des reviews sur leurs nouveaux carnets… Or là, l’occasion m’a été littéralement donnée. Je suis ravie de me remettre un peu en question et d’explorer une marque éthique !

Or comme j’ai connu énormément de passionné de carnets dans ma vie, je me suis dit que c’était l’occasion de présenter en photos, et en mots ! Après tout, ma spécialité c’est bien les reviews qui pensent aux petits détails.

Les carnets d’Organic Cocoon en revue (review)

Aujourd’hui je manque de temps, alors je vais faire ça de façon assez simple.

Voici le modèle que j’ai reçu : petit carnet aquarelle au format 10,5 x 15 cm

Les informations de base (officielles) :

  • « Made in France » (voir plus bas).
  • Imprimé par notre partenaire en Région Parisienne pour une démarche locale.
  • Encres végétales.
  • Papier 300g /m2 couché mat recyclé et recyclable certifié PEFC et Imprim’vert.
  • Intérieur en papier 90g vierge non ligné.
  • Couture Singer.
  • Prix : 12,50 euros.

Deux petits manques à mon avis :

  • les passionnés d’écriture et de carnets aiment généralement savoir le nombre de pages qui leur est offert dans un carnet, ça peut faire la différence entre les marques, modèles, etc. Je pense qu’il serait utile d’indiquer sur le site, voire au dos du carnet, le nombre total de pages.
  • J’adorerais vraiment que le site propose un encart d’informations sur ce que signifie « encres végétales ». Si c’est la même composition que pour leurs dépliants et cartes de visite, ça serait bien de le dire malgré tout (ou de renvoyer vers la page).

Les petits moins :

  • La couverture du carnet assez fragile

En effet, je crois qu’un tel carnet devra rester dans un tiroir ou sur un bureau à la maison. La couverture est fragile. Je crains pour les coins, mais ce qui m’a déjà mis la puce à l’oreille c’est la tranche : le haut ou le bas menace de se déchirer déjà (voir photo). Je ne suis pas sûre de ce qui pourrait être fait sur ce point, si la qualité de la couverture pourrait être renforcée ou pas. Maintenant, il y a plein de petits carnets (non éthiques) à la ventre partout qui ont le même problème de qualité. A voir.


  • La reliure, probablement fragile

Combien de temps va tenir la couture ? C’est la première pense qui m’a sauté aux yeux quand j’ai ouvert le premier carnet pour voir. C’est beau, c’est propre, mais ça n’a pas l’air très résistant.

  • A mon avis le prix sera dissuasif

Beaucoup de gens ne se permettent pas d’acheter un petit bloc de papier à dessin à 12,5 euros (à moins qu’il ne fasse BEAUCOUP de pages?). On vise plutôt les 6 euros en moyenne, je crois. Alors, oui, lui est petit et portatif, avec une jolie couverture, et une reliure cousue plutôt qu’une spirale. Mais je suppose que les gens privilégieront le côté pratique et économique plutôt que l’esthétique. A voir ? Il faudrait plutôt le comparer avec d’autres gammes écologiques (et françaises ?).

Les plus ! Tout ce que j’aime

Commençons par le plus simple. A la réception du paquet, j’ai été vraiment très heureuse. Tous mes petits clichés ont volé en éclat dans mon esprit naïf. XD Oui c’est écologique, mais non ça n’est pas de piètre qualité !

  • Les illustrations de couverture

Je le mentionne en premier, c’est comme ça que j’ai découvert la marque et le giveaway après tout. Grâce aux aquarelles de Marie Bourdon. J’ai beaucoup aimé ces 3 propositions. C’est délicat et relaxant. Bien que, comme je l’avais commenté sur leur page, l’illustration avec la couronne de fleurs soit un peu trop générique, maintenant que les couronnes sont très à la mode, et donc moins originales, j’ai aimé. Ça reste un motif épuré, déclinable à l’infini. Il me semble d’ailleurs que c’est tout un travail de réaliser des « motifs » (terme technique pour le design), car ils doivent être lisibles et épurés, tout en étant suggestif. Ca demande de savoir beaucoup simplifier, pour ne pas noyer l’oeil, tout en le dirigeant, etc. C’est un joli pari pour Marie de ce côté.

l’avais commenté directement sur leur page,

  • L’impression

On a de belles couleurs, vraiment, et le motif est respecté. Qu’est-ce que j’entends par là ? Et bien le tracé de l’impression est précis, et non flou ou « passé » comme cela a pu être le cas (sur d’autres carnets « écolo ») dans le passé.

  • La texture du papier

Je pense qu’il y a plusieurs types de profils chez les amateurs de carnets, dont une partie plus utilitaire et pragmatique. Personnellement, (malheureusement?) je fais plutôt partie de la team fétichiste. x) Pour moi toutes les textures que j’ai sous les mains comptent quand je tiens un carnet (et aussi les odeurs, mais peut-être un peu moins). Du coup, je ressens tout de suite sous les doigts si le papier est très fin, trop rêche, … Y a un toucher particulier (et même un son d’ailleurs), une légèreté ou non, une douceur, etc. Le papier de chez Organic Cocoon est juste tellement agréable ! La texture est pulpeuse ou duveteuse, si je devais résumer à un seul mot. Ca n’est pas seulement doux, c’est également une forme d’épaisseur, de densité du papier. La couverture est évidemment plus rigide, un peu plus épaisse aussi probablement, mais on y retrouve la même douceur. Je passe et je repasse la main constamment.

  • Le grammage du papier

Étant donné ma passion pour le stylo plume et la calligraphie, pour moi la qualité du papier est très importante. Rien ne m’exaspère plus que d’écrire une jolie page, de la tourner, et de voir que toute l’encre a été absorbée par le papier et qu’on voit tout de l’autre côté… Pour moi c’est un non catégorique niveau écriture et carnet. Je suis un bébé dans le milieu de l’aquarelle, et je pense que j’aurais énormément de mal à oser peindre dans le carnet. L’idée serait d’essayer, vue que l’occasion m’a été offerte ! Sortir de ma zone de confort, oser peindre dans ce petit format de poche, arrêter d’avoir peur de « souiller » un si beau carnet, etc….

Par contre, ce qui m’est venue à l’idée tout de suite, c’était de tester le carnet en calligraphie, vu que ça je sais le faire, je peux oser. Du coup, ni une, ni deux, j’ai testé la première page avec un stylo plume et une encre foncée, pour voir si l’encre allait transpercer ou non. Et bien le pari est tenu, on ne voit pratiquement rien ! Donc la qualité du papier annoncée est promesse tenue ! Je suppose qu’à l’aquarelle se posera la question du « gondolage » du papier, que je n’ai pas en écriture / calligraphie, mais le papier devrait bien résister je pense. Du coup pour moi c’est un grand oui ! Plaisant à regarder et à toucher sous la main, il est lisse et plaisant pour écrire aussi. Je pourrais avoir l’esprit tranquille pour y écrire des citations, des affirmations, et peut-être tenter quelques mandalas également.


Je vais donc avoir plaisir utiliser ces beaux carnets dans les mois à venir !

Printemps Créateur 2019


(voir l’annonce sur Instagram)

Le moment est venu. 🙂 L’équinoxe arrive et le temps est déjà plus clément depuis quelques semaines déjà. J’avais envie d’une pause créative dans ma vie, de dépasser des blocages, d’échanger, et puis je me suis rendue compte de la période de l’année. Ça revient très souvent au Printemps, et en prononçant son nom, je me suis souvenue de l’atelier. Alors c’est parti, je vous invite à me rejoindre, sur votre blog ou sur instagram. Créons ensemble !

Qu’est-ce que le Printemps Créateur pour celles et ceux qui découvrent ? En fait plutôt que d’affiner un grand post descriptif très long comme j’ai souvent adoré le faire… Chaque année je postais un nouveau message, avec de nouvelles questions, de nouvelles façons de voir, de nouvelles précisions sur ce qu’est le Printemps Créateur, que je veux être libre. Du coup, c’est probablement une bonne idée de se rendre sur les pages passées pour voir ce qu’on a pu en dire chaque année : à l’ouverture en 2013quelques mots en 2016les questions de 2018

Pour résumer : 

  • un atelier de création libre en ligne sur un thème commun (le Printemps en gros, mais je conseille de lire les liens plus haut) ;
  • chacun travaille librement dans son coin puis m’envoie une photo de sa création et un petit texte accompagnateur ;
  • aucun niveau requis, tout le monde peut débuter ou exceller dans son art, le but c’est de s’autoriser à créer ;
  • j’affiche après plusieurs semaines (ou à la fin de la période) toutes les créations en ligne sur mon blog, dans un seul article, avec leur texte, et chacun peut venir commenter ;
  • les personnes qui veulent poster leur création aussi sur leur propre blog (ou instagram) le peuvent bien entendu, et elles renverront vers l’article de mon blog ;
  • (si on se lance sur instagram, on devrait peut-être utiliser le hastag #leprintempscréateur pour voir ? Je ne sais pas s’il est déjà pris) ;
  • quel support exactement ? celui que vous voulez ! une vidéo, une mélodie (musique), une chanson (avec ou sans parole), des paroles de chansons, un poème, un collage, une peinture, un tricot, du papier mâché, du dessin, de la sculpture, du macramé… tout ce que vous voulez !
  • La date de fin ? Je pense que c’est une bonne chose de se laisser du temps : jusqu’à fin avril pour créer et m’envoyer vos créations ;
  • Inscrivez-vous tout simplement en laissant un commentaire ci-dessous.

Quelque chose est flou ? Vous avez des questions ? Je vous réponds volontiers en commentaire. 🙂

Liste des participants cette année :

  • Valiel
  • Vincent
  • Aranna
  • Eulita