Devenir créatif, la plus grosse erreur

Un article qui s’applique à l’écriture, mais qui rejoint finalement tous les domaines créatifs. Voici une synthèse de l’article et réflexion personnelle (non pas une traduction mot à mot).

Quelle est la plus grosse erreur que nous faisons quand nous voulons devenir écrivain, artiste, créateur ?

De ne rien changer. Ne pas s’impliquer.

Savoir au fond de soi que c’est ce qui nous habite, ce qui fait battre notre coeur, ne pas en douter, y penser tout le temps… Mais ne rien changer dans notre rythme de vie. Les idées viennent, un flux semble s’installer, nous nous sentons créatifs… mais il faut leur laisser de la place ! Il faut prendre le temps ne serait-ce que de noter ces inspirations, et si on souhaite aller plus loin, il faut aussi prendre le temps de développer, de travailler. Il faut les rendre réelles. Il faut être dans l’action, ancrer dans sa vie au quotidien ce besoin, cette palpitation. La journée ne va pas magiquement se rallonger de 12h pour nous permettre d’écrire, peindre, créer. Donc il faut faire la place au coeur de notre journée, même 30 minutes, 15 minutes, tous les jours. Et si le temps manque… et bien il faut tout simplement voir la liste de ses priorités : écrire/peindre/créer est essentiel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas dans notre vie ? Qu’est-ce qui est superflu ou moins important et qui pourrait être remplacé par l’écriture ?

Finalement c’est un constat très simple, et je l’ai compris il y a des mois. J’étais tombée dessus avec Julia Cameron, un peu comme tout le monde, il y a deux ans ou quelque chose comme ça. Mais je n’avais pas encore intégrée cette idée. Je m’en suis rendue compte quand j’ai voulu intensifier mes pratiques, revenir à l’écriture, au dessin et ne plus arrêter : j’étais encore trop dans le fantasme, ou dans cette envie…. suspendue. Comme si j’attendais que ça se passe, alors qu’il faut aller au devant des choses. C’était doublement difficile pour moi car j’ai un chakra de la gorge nouée, et une histoire personnelle faite de silences, du coup je n’arrive pas à sortir les choses. Mais j’ai bien fini par mettre tout ça en pratique et voir la grande différence.

Le souci, c’est de conserver ce concret. Je me retrouve toujours dépassée par les événements à un moment ou à un autre. Et alors j’oublie, j’oublie que ça ne viendra pas tout seul mais que j’avais travaillé à l’installer dans ma vie. Maintenant il faut retrouver le fil et y revenir.

Et je laisse tel quel un passage important, et pas trop difficile à comprendre je pense, comme conclusion :

Find Your Own Balance

Don’t get me wrong, I know how you feel: it’s confusing to figure out your ideal balance, especially when it’s constantly shoved down your throat that balance is “supposed to” include such things as a nice house with a two-car garage, a successful marriage, career, social life, and of course as little debt as possible.

This is about as realistic as pooping out rainbows.

After I crashed and burned, I realized I was basing my balance on other people’s standards, and not my own. My intentions were good, but my approach was wrong, wrong, wrong.

Case in point: I didn’t write for over five years thanks to listening to society’s definition of “balance.” Whether unintentional or not, the longer you try for a lifestyle that doesn’t suit you, the longer your writing will suffer.

Why so many of us love writing as much as we do, yet take so long to plunge in, I’ll never know.

It’s your balance that matters, no one else’s.

The worst thing you can do is gauge how your life is going by comparing it to other people’s lives, especially lives of those who aren’t writers.

The life of a writer is completely different than most. By comparing the unique lifestyle you want to the typical lifestyle you’re made to feel you want, you’re causing your dream to become unattainable. You’re pushing it away.

You are causing this, not anyone or anything else.

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Une réflexion sur “Devenir créatif, la plus grosse erreur

  1. Concrétiser nos rêves qu’ils soient artistiques ou non…. On a l’impression que c’est ce qu’il y a de plus difficile… Quand je vois parfois les excuses minables que je trouve pour lister mes priorités (le linge, le temps, les enfants… minables dans le sens petites, hein) et faire que mes propres aspirations soient toujours en bas de la liste, je me demande si çà n’est pas volontaire. Si quelque part la peur ne nous fait pas faire marche arrière à chaque fois… Parce qu’au final, si on veut trouver le temps, l’énergie pour soi, oui, on peut toujours y arriver. Même un peu, pas à pas. Et c’est toujours, après, une énorme satisfaction.

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