Le conteur

Je tenterai ici de rassembler des citations clés sur l’art du conteur.

“The bards of old inhabited a magic reality of their own making, and they made of their lives a fairy tale. They could not be caged by possibilities, nor could they be bought. Poetic insight is more important in our lives than ever in this computerized, industrialized age. We desperately need people who are passionately alive in an enchanted reality, cohabited by the spirits, the ancestors, and the gods.”

– Robin Williamson, forward to The Bardic Sourcebook, ed. John Matthews.

“We are mythic by nature. We find the subtle symbolic ground hidden in ourselves. Myth is the second nature of the world. Nature with its rhythm, cyclical activity … is the first.”

– Michael Meade, Entering Mythic Territory

Le pouvoir des mots

Une citation qui me rappelle mes premières expériences avec l’écriture. Se rendre compte de l’énergie des mots, des idées, de ce que cela peut produire.

 

Even more, what life as fanfiction writer had taught me was that words were sacred – they could heal, they could move, they could break and carry messages all around the world. They were alive, they had their brand of magic, and once I put them on paper their music no longer belonged to me.

I wove them, but they lived far and beyond me.

Source

Devenir créatif, la plus grosse erreur

Un article qui s’applique à l’écriture, mais qui rejoint finalement tous les domaines créatifs. Voici une synthèse de l’article et réflexion personnelle (non pas une traduction mot à mot).

Quelle est la plus grosse erreur que nous faisons quand nous voulons devenir écrivain, artiste, créateur ?

De ne rien changer. Ne pas s’impliquer.

Savoir au fond de soi que c’est ce qui nous habite, ce qui fait battre notre coeur, ne pas en douter, y penser tout le temps… Mais ne rien changer dans notre rythme de vie. Les idées viennent, un flux semble s’installer, nous nous sentons créatifs… mais il faut leur laisser de la place ! Il faut prendre le temps ne serait-ce que de noter ces inspirations, et si on souhaite aller plus loin, il faut aussi prendre le temps de développer, de travailler. Il faut les rendre réelles. Il faut être dans l’action, ancrer dans sa vie au quotidien ce besoin, cette palpitation. La journée ne va pas magiquement se rallonger de 12h pour nous permettre d’écrire, peindre, créer. Donc il faut faire la place au coeur de notre journée, même 30 minutes, 15 minutes, tous les jours. Et si le temps manque… et bien il faut tout simplement voir la liste de ses priorités : écrire/peindre/créer est essentiel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas dans notre vie ? Qu’est-ce qui est superflu ou moins important et qui pourrait être remplacé par l’écriture ?

Finalement c’est un constat très simple, et je l’ai compris il y a des mois. J’étais tombée dessus avec Julia Cameron, un peu comme tout le monde, il y a deux ans ou quelque chose comme ça. Mais je n’avais pas encore intégrée cette idée. Je m’en suis rendue compte quand j’ai voulu intensifier mes pratiques, revenir à l’écriture, au dessin et ne plus arrêter : j’étais encore trop dans le fantasme, ou dans cette envie…. suspendue. Comme si j’attendais que ça se passe, alors qu’il faut aller au devant des choses. C’était doublement difficile pour moi car j’ai un chakra de la gorge nouée, et une histoire personnelle faite de silences, du coup je n’arrive pas à sortir les choses. Mais j’ai bien fini par mettre tout ça en pratique et voir la grande différence.

Le souci, c’est de conserver ce concret. Je me retrouve toujours dépassée par les événements à un moment ou à un autre. Et alors j’oublie, j’oublie que ça ne viendra pas tout seul mais que j’avais travaillé à l’installer dans ma vie. Maintenant il faut retrouver le fil et y revenir.

Et je laisse tel quel un passage important, et pas trop difficile à comprendre je pense, comme conclusion :

Find Your Own Balance

Don’t get me wrong, I know how you feel: it’s confusing to figure out your ideal balance, especially when it’s constantly shoved down your throat that balance is “supposed to” include such things as a nice house with a two-car garage, a successful marriage, career, social life, and of course as little debt as possible.

This is about as realistic as pooping out rainbows.

After I crashed and burned, I realized I was basing my balance on other people’s standards, and not my own. My intentions were good, but my approach was wrong, wrong, wrong.

Case in point: I didn’t write for over five years thanks to listening to society’s definition of “balance.” Whether unintentional or not, the longer you try for a lifestyle that doesn’t suit you, the longer your writing will suffer.

Why so many of us love writing as much as we do, yet take so long to plunge in, I’ll never know.

It’s your balance that matters, no one else’s.

The worst thing you can do is gauge how your life is going by comparing it to other people’s lives, especially lives of those who aren’t writers.

The life of a writer is completely different than most. By comparing the unique lifestyle you want to the typical lifestyle you’re made to feel you want, you’re causing your dream to become unattainable. You’re pushing it away.

You are causing this, not anyone or anything else.