Qu’est-ce que la poésie ?

Voilà une question aphorique qui revient souvent dans ma vie.

Poésie écrite, poème, poésie visuelle, philosophie de la poésie, poésie vivante, poésie de la vie, vie de la poésie… on accumule tout un tas de mots et de concepts qui semblent se rejoindre, mais on n’arrive rarement à aller loin.

Qu’est-ce que la poésie ? est-ce un art ? une discipline ? une philosophie ? un genre strict ?

Est-ce que la poésie ne prend que la forme de poèmes ? Qu’est-ce qu’un poème ?

Est-ce qu’on peut parler d’image-poème ? de livre-poème ? est-ce qu’un haïku français est un poème dans notre sens ?

Et si je reprenais mes recherches tiens. Et si j’accumulais ici de petites pierres pour réfléchir à cette question ?

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    À mon sens la seule clé qui existe pour comprendre et aimer la poésie c’est: la poésie elle-même. Parce que, comme le dit Gaston Bachelard : «le poète est celui qui a le pouvoir de déclencher le réveil de l’émotion poétique dans l’âme du lecteur» . Le grand poète, Paul Eluard,  affirmait lui : «que le poète est plus celui qui inspire que celui qui est inspiré». Donc la vraie poésie est la seule qui parvient à éveiller de l’intérêt chez le lecteur. La vraie poésie s’adresse directement, sans passer par  l’intellect, au poète qui réside en chacun de nous. Car nous sommes tous poètes. Nous sommes tous capables de nous émerveiller, de ressentir une émotion poétique devant un paysage,- devant la beauté. Mais comme les images assez fortes pour réveiller  notre instinct poétique ne se présentent pas constamment devant nous- le poète s’en charge.

    Le poète a donc pour mission de multiplier en nous les moments d’émotions intenses que nous vivons quand nous prenons conscience de la beauté autour de nous. Il le fait par l’éclat de son langage et par l’abondance des images qu’il nous offre. Le poète s’efforce de réveiller le poète endormi en nous. Il  nous empêche de perdre conscience de la beauté du monde. Ce qui est fort important. Car la beauté est l’art pur. Elle est ce qui nous console de vivre. Un petit proverbe persan exprime parfaitement cette importance de la beauté dans notre vie : «Si tu me donnes deux pains, j’en vendrai un pour acheter des jacinthes pour nourrir mon âme».

Source, qui propose également d’autres pistes.

 

Poetry, I say in it, is about trying to capture a reality that is deeper than language.. That requires expansion, a considerable expansion, an expansion that requires an essay or even a book, so this is not that expansion: it is only an amplification.

We human beings first confront the world pre-linguistically. Things home in one us and we must encounter them. Our first response is the involuntary pre-linguistic cry. It is the shock of the world – the shock, as has been said, of the new. But each thing that homes in on us is different, demanding its own specific cry.

Source, un excellent article anglophone.

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