S’assumer d’être créatif, et aller au bout

Des réflexions bien trop en avance ce matin, mais mon esprit a décidé qu’il allait tourner à fond que je le veuille ou non…

Mes exercices d’écriture semblent fonctionner. J’ai repris l’écriture après… 4, 5 ans d’arrêt ? (vraiment, à peine quelques mots et fragments disséminés dans mes carnets) Je me lance dans la rédaction de ce format qui m’est cher, les carnets personnels. Ils ne sont pas vraiment des journaux intimes, vraiment des cahier de pensées, de réflexions, etc. Le cliché qu’on retrouve facilement est celui des carnets d’écrivains et artistes, qui sont plus des synthèses de leurs esprits plutôt qu’un témoignage de leurs vies. J’écris pour moi donc, je me suis accordée ces moments qui sont revenus tout seul d’abord, et par la suite j’ai dû apprendre à me « choyer », à choyer ces moments pour poursuivre l’aventure. Et j’ai réussi, j’ai terminé un cahier entier. Pas un très grand, mais ça reste un cahier. Complet. Une première pierre achevée pour moi qui n’ait jamais rien terminé (à part des petits textes).

Et alors tout doucement je me remets en route vers l’écriture, je veux approfondir. Je reprends des exercices de style, pour revenir à une écriture partage avec les autres. Pour nourrir la même dynamique que celle que je trace avec le dessin : être dans la création et pas le regard qui juge. Ne pas dire c’est bien, c’est mauvais, déjà commencer par produire. Et je ne comprends pas, je m’étonne, car à peine revenue à une création régulière. Très modeste d’ailleurs ! mais régulière. Eh bien voilà que mon petit esprit court déjà droit devant pour aller plus loin… Il veut que je m’assume, il veut que j’approfondisse. Il veut que je revienne à qui je suis, et alors, j’ai redécouvert un fait complètement banal mais que j’occultais complètement, que je refusais complètement…

Je suis une personne créative.

J’ai des difficultés, de très nombreuses difficultés. Je me critique souvent, j’ai du mal à avancer, à produire… mais c’est en moi. C’est en moi et ça déborde de partout. Ca déborde en cuisine, ça déborde quand je suis avec passion les aventures créatives des autres, ça déborde de la même façon que mon carton de matériel créatif déborde finalement ! Ca déborde des mes passions préférées pour l’encre, la calligraphie, la peinture asiatique, et l’aquarelle. Ca déborde de mon écriture… Et c’est peut-être, finalement, qui je suis au plus profond. Car pendant ces années de sécheresse, je me suis voilée la face. Je n’ai jamais arrêté d’écrire. J’étais ici, et là, et un peu plus loin là-bas. Sur des sites, des forums, des blogs, j’ai écrit partout. J’ai discuté, j’ai écrit des correspondances à rallonge, j’ai écrit des articles sur des sites/forums, j’ai proposé beaucoup de moi, et puis j’ai alimenté deux blogs personnels au moins, mon journal de route et mon grimoire. J’ai écrit des tonnes, des tartines… je me suis écrite, et j’ai écrit pour les autres. Quand j’y pense je me rends bien compte que « la Voie des Dieux » c’était pas seulement le plaisir de la recherche et du partage, d’offrir quelque chose de sérieux, c’était mon contact de fond avec l’écriture. Et si je m’écoute d’ailleurs, peut-être que finalement je suis prête à y retourner pour ce plaisir. Renouer avec lui et poursuivre l’aventure. D’écrire.

Alors peut-être qu’aujourd’hui si je « reviens » à l’écriture c’est naturel ? Peut-être que mon écriture cours devant comme un flot enhardi et non pas interrompu puis retrouvé ? Comme c’est étrange… et me voilà à repenser des projets d’édition. Un puis deux, puis trois. Deux maisons d’édition repérées. Et des questions très importantes sur l’éthique. Car finalement, choisir sa maison, c’est choisir qui va nous représenter. Et donc qui l’on veut être d’une certaine façon. Choisir une maison plus « verte », choisir une gamme de prix… finalement tout ça ce sont des questions très techniques et très pointues ! Qui je veux être pour de futurs lecteurs ? Est-ce que je veux favoriser la lecture pour tous et donc des prix plus bas ? Est-ce que je veux finalement être la seule décisionnaire et m’auto-éditer ? Est-ce que c’est pour gagner ma vie, la compléter, ou bien quelque chose de complètement parallèle ? Quelle place cela doit prendre ? …

Mais finalement je ris, car je n’en suis pas du tout là ! Doucement mon petit esprit qui s’envole… tu mets la charrue avant les boeufs…

 

EDIT  : Je rajoute une précision technique. Les petits (a) devant les titres marqueront à partir de maintenant les articles (a pour article, logique) qui ne sont pas écrits de ma main. Ainsi ça mettra plus en évidence les ressources de mes propres réflexions. Je vais devoir corriger tout ça…

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Une réflexion sur “S’assumer d’être créatif, et aller au bout

  1. Je fais le tour de ton blog. Il y a plein de choses intéressantes!
    C’est important de s’auto-critiquer, jusqu’à un certain point. Je crois qu’il faut surtout être fidèle à l’histoire, aux personnages, aux thèmes. En réponse à un de tes commentaires, je disais que j’écrivais très peu. Dans la pratique c’est vrai, mais je passe mes journées entières à réfléchir au roman qui vient. Je ne commence à coucher les mots sur le papeir qu’au moment où je le sens prêt. La critique des mots, des phrases, arrive à la réécriture. Mes premiers jets sont de véritables bouillis pour les chats. Le raffinement s’installe par la suite. Ça m’a pris du temps avant de le comprendre.
    Je poursuis mon exploration!

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